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Le PER (Plan d’épargne retraite)

Le PER, c'est vraiment intéressant pour moi ?

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Version Découverte · l'essentiel

La question

« Le PER, c'est vraiment intéressant pour moi ? »

En une phrase

Le PER est une épargne mise de côté pour la retraite : si vous choisissez de déduire vos versements, vous payez moins d'impôt aujourd'hui, et vous en paierez à la sortie [1]. Plus votre tranche d'imposition est élevée aujourd'hui par rapport à celle de votre retraite, plus cette déduction est intéressante.

Comment ça marche

Imaginez une tirelire scellée jusqu'à la retraite, ouverte à votre nom auprès d'une banque ou d'un assureur. Tout majeur peut en ouvrir une, quel que soit son métier [1].

  • Vous versez quand vous voulez, ce que vous voulez, une fois ou chaque mois.
  • L'État vous fait un geste : les sommes versées avant vos 70 ans sont retirées de vos revenus imposables, dans une certaine limite [3] [4]. Votre impôt baisse dès l'année suivante.
  • Votre argent est investi pendant toutes ces années. Par défaut, il est placé de façon plus dynamique au début, puis de plus en plus prudente à l'approche de la retraite [1].
  • À la retraite, vous récupérez votre épargne d'un coup, petit à petit ou sous forme de revenu à vie (une « rente ») [2].

Combien d'impôt en moins ? Tout dépend de votre tranche d'imposition (le « taux marginal d'imposition », ou TMI) : c'est le taux qui s'applique à vos derniers euros de revenus. Vous le trouvez sur votre avis d'impôt [7].

Hypothèses du tableau : versement déduit de vos revenus, dans la limite du plafond qui vous reste disponible, et dont toute la somme reste dans la même tranche ; hors décote, un allègement réservé aux foyers peu imposés, qui peut modifier le résultat dans la tranche à 11 %.

Votre tranche d'impositionPour 1 000 € versés, votre impôt baisse de…
0 %0 €
11 %110 €
30 %300 €
41 %410 €
45 %450 €

Tranches de l'impôt 2026 sur les revenus 2025 [6].

Un exemple

Sophie, 40 ans, célibataire, déclare 45 000 € de revenus imposables : sa tranche d'imposition est de 30 %.

Elle verse 250 € par mois sur un PER, soit 3 000 € dans l'année, qu'elle déduit. L'année suivante, son impôt baisse de 900 €. Son effort de trésorerie n'est donc que de 2 100 €, pour 3 000 € placés pour sa retraite. Ce n'est pas un « rendement » de 43 % : ces 900 € sont un impôt reporté, qu'elle paiera en partie à la sortie.

Son voisin Paul, dans la tranche à 11 %, ne gagnerait que 330 € d'impôt pour le même versement : pour lui, la déduction est beaucoup moins attractive.

Avant de décider, quatre questions : quels frais (sur versements, de gestion, des supports) ? quel horizon jusqu'à la retraite ? quelle fiscalité à la sortie (fiche « PER : sortie en capital ou en rente ? ») ? et pourrai-je me passer de cet argent jusque-là ?

Exemple simplifié : versements déduits, plafond disponible suffisant, revenus restant dans la même tranche, hors décote (qui peut modifier le résultat dans la tranche à 11 %) ; règles fiscales 2026 [3] [6].

À retenir

  1. Le PER, c'est épargner pour sa retraite et réduire ses impôts aujourd'hui, mais avec de l'argent bloqué jusqu'à la retraite, sauf exceptions.
  2. La déduction est surtout intéressante si votre tranche d'imposition est élevée (30 % ou plus) et si vous pensez être moins imposé à la retraite : c'est une hypothèse, à vérifier.
  3. C'est un placement de long terme : il convient à l'épargne dont vous n'aurez pas besoin avant la retraite.

Les pièges à éviter

  • Ouvrir un PER uniquement pour l'économie d'impôt, avec de l'argent dont vous pourriez avoir besoin avant la retraite.
  • Déduire ses versements quand on n'est pas ou peu imposé : l'avantage à l'entrée est faible, voire nul, et l'impôt à la sortie sera bien réel. Il existe une option sans déduction, qui change la fiscalité de sortie (version Approfondie).
  • Oublier qu'il y aura de l'impôt à la sortie.

Ce que vous pouvez faire maintenant : retrouver votre tranche d'imposition et votre plafond d'épargne retraite sur votre dernier avis d'impôt.

Pour aller plus loin

Et pour vous, concrètement ?

Vous vous demandez si le PER correspond à votre profil et à vos projets, ou des questions demeurent ? Le cabinet CADRENS vous reçoit pour un entretien découverte.

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Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Informations à jour au 20/10/2026.

Sources

Version Approfondie · pour aller plus loin

La question

« Le PER, c'est vraiment intéressant pour moi ? » Et surtout : combien vais-je réellement économiser, jusqu'où puis-je verser, et que se passe-t-il si j'ai besoin de mon argent avant la retraite ?

En une phrase

Le PER transforme une partie de votre impôt d'aujourd'hui en épargne retraite : la déduction vaut d'autant plus que votre tranche d'imposition est élevée, dans la limite d'un plafond personnel, en échange d'une épargne bloquée sauf exceptions et imposée à la sortie.

Comment ça marche

3.1 Les trois PER

Depuis la loi PACTE (2019), le PER existe sous trois formes, qui suivent les mêmes règles de base [1] [2] :

PERQui l'ouvreComment il est alimenté
PER individuelVous, auprès d'une banque, d'un assureur ou d'un conseillerVersements volontaires, libres ou programmés
PER d'entreprise collectif (ex-Perco)L'employeur, pour tous les salariésIntéressement, participation, abondement de l'employeur, versements volontaires
PER d'entreprise obligatoire (ex-« article 83 »)L'employeur, pour tout ou partie des salariésCotisations obligatoires de l'employeur et du salarié

Cette fiche traite du PER individuel, celui que chacun peut ouvrir. L'épargne peut circuler d'un PER à l'autre (voir 3.6).

Le PER individuel prend deux formes : un contrat d'assurance (avec accès à un fonds en euros, à capital garanti) ou un compte-titres auprès d'une banque (avec accès aux actions en direct) [1]. Dans les deux cas, la gestion pilotée est proposée par défaut : l'épargne est d'abord investie sur des supports dynamiques, puis progressivement sécurisée à l'approche de la retraite. Vous pouvez aussi choisir une gestion libre [1] [11].

3.2 La déduction : combien vous économisez vraiment

Les versements volontaires sont déduits du revenu imposable de l'année du versement, dans la limite d'un plafond (3.3) [3] [8]. L'économie d'impôt dépend de votre taux marginal d'imposition (TMI) : le taux de la tranche la plus haute atteinte par vos revenus.

Le barème de l'impôt 2026 sur les revenus 2025 (par part de quotient familial) [6] [15]

Revenu imposable par partTaux de la tranche
Jusqu'à 11 600 €0 %
De 11 601 € à 29 579 €11 %
De 29 580 € à 84 577 €30 %
De 84 578 € à 181 917 €41 %
Au-delà de 181 917 €45 %

Trois réflexes pour bien lire votre TMI [7] :

  • C'est par part. Un couple marié ou pacsé a deux parts, chaque enfant en ajoute en général une demie : le barème s'applique au revenu divisé par le nombre de parts.
  • Le TMI n'est pas votre taux moyen. Le taux moyen, lui aussi indiqué sur l'avis d'impôt, est bien plus bas. C'est le TMI qui mesure l'économie procurée par une déduction.
  • Attention aux effets de seuil. Si vos revenus ne dépassent que de peu le début d'une tranche, une partie de votre versement ne « rapporte » que le taux de la tranche inférieure (voir exemple 1).

L'option pour ne pas déduire. Au moment du versement, vous pouvez renoncer à la déduction [1] [2]. Vous ne gagnez alors rien aujourd'hui, mais la part de capital correspondant à ces versements sera exonérée d'impôt à la sortie (3.5). C'est une piste pour les personnes peu ou pas imposées qui veulent malgré tout un produit retraite.

3.3 Le plafond : jusqu'où pouvez-vous déduire ?

Chaque membre du foyer fiscal dispose de son propre plafond [5]. Il est calculé par l'administration et indiqué sur votre avis d'impôt, rubrique « Plafond épargne retraite » [1] [5].

Pour les versements de 2026 (salariés et personnes sans revenus professionnels) [3] [5] [8] :

  • Règle : 10 % de vos revenus d'activité professionnelle de 2025, nets de frais professionnels, retenus dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) ;
  • Minimum : 4 710 €, même si vous avez peu ou pas de revenus professionnels (10 % du PASS 2025, fixé à 47 100 € [10]) ;
  • Maximum : 37 680 € (10 % de 8 PASS).

Pour mémoire, versements de 2025 : minimum 4 637 €, maximum 37 094 € [3].

Ce qui réduit ce plafond (sommes de l'année précédente) : les cotisations de retraite supplémentaire obligatoires prises en charge dans l'entreprise (PER d'entreprise obligatoire), l'abondement de l'employeur sur un PER d'entreprise collectif, pour sa part exonérée d'impôt, et les jours de congés ou de compte épargne-temps versés sur un plan [3] [5].

Ce qui l'augmente :

  • Le report des plafonds non utilisés. Depuis la loi de finances pour 2026, un plafond non utilisé se reporte pendant 5 ans au lieu de 3. La règle vaut pour les plafonds non utilisés à partir de 2026 ; ceux de 2023, 2024 et 2025 gardent leur délai de 3 ans (jusqu'en 2027 et 2028 pour ceux de 2024 et 2025). Vos versements s'imputent d'abord sur le plafond de l'année, puis sur le reliquat le plus ancien [3] [4] [8] [13].
  • La mutualisation dans le couple. Les époux et partenaires de PACS imposés ensemble peuvent demander, dans leur déclaration, à utiliser le plafond non consommé de l'autre [3]. Utile quand un seul des deux verse.

3.4 Récupérer son argent avant la retraite

Le PER est en principe bloqué jusqu'au départ à la retraite. La loi prévoit cependant des cas de déblocage anticipé, en une seule fois [2] [9] :

CasPrécision
Achat de la résidence principaleSauf pour l'épargne issue de versements obligatoires (PER d'entreprise obligatoire), qui reste bloquée
Décès du conjoint ou du partenaire de PACS
Invalidité (2e ou 3e catégorie)De vous-même, de vos enfants, de votre conjoint ou partenaire de PACS
Affection grave, handicap ou accident d'une particulière gravitéD'un enfant à charge
SurendettementSur demande de la commission de surendettement
Fin des droits à l'assurance chômageOu fin de mandat social depuis au moins 2 ans, sans contrat de travail ni retraite
Cessation d'activité non salariéeAprès une liquidation judiciaire

Un titulaire de moins de 18 ans dispose d'un cas supplémentaire de déblocage (code monétaire et financier, art. L224-4) [9].

La démarche : un courrier, de préférence recommandé, à l'organisme gestionnaire, avec une pièce d'identité, un RIB et un justificatif de la situation [2].

La fiscalité n'est pas la même selon le cas :

  • Résidence principale : même fiscalité qu'une sortie en capital à la retraite (3.5). La part correspondant aux versements déduits entre dans le revenu imposable de l'année du déblocage [2].
  • « Accidents de la vie » (tous les autres cas) : régime de faveur, seuls les gains supportent les prélèvements sociaux [11].

3.5 À la sortie : l'essentiel de la fiscalité, en aperçu

Le choix entre capital et rente, et la façon d'optimiser la sortie, font l'objet de la fiche « PER : sortie en capital ou en rente ? ».

Règles en vigueur en 2026 [1] [2]

Versements déduits à l'entréeVersements non déduits à l'entrée
Sortie en capital : part des versementsImpôt sur le revenu au barème (sans abattement de 10 %) · pas de prélèvements sociauxExonérée
Sortie en capital : part des gainsPrélèvement forfaitaire de 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux)Prélèvement forfaitaire de 31,4 %
Sortie en renteImposée comme une pension de retraite (abattement de 10 %) · prélèvements sociaux de 18,6 % sur une fraction de la renteSeule une fraction de la rente est imposée (de 70 % à 30 % selon l'âge au premier versement) · prélèvements sociaux de 18,6 % sur cette fraction

Bon à savoir : les prélèvements sociaux sur les gains du PER sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026, contrairement à ceux de l'assurance vie, restés à 17,2 % [1] [4].

Ce qu'il faut en retenir pour décider d'ouvrir un PER : la déduction est un décalage d'impôt. Vous déduisez à votre TMI d'aujourd'hui, vous serez imposé à votre TMI de retraité. Le PER est gagnant quand le second est plus faible que le premier, ce qui est fréquent puisque les revenus baissent souvent à la retraite. Mais un retrait en capital trop important sur une seule année peut faire remonter ce TMI : d'où l'intérêt d'étaler les retraits (fiche « PER : sortie en capital ou en rente ? »). Autre possibilité : sur demande, la part du capital issue des versements déduits peut être imposée selon le système du quotient, qui atténue la hausse de tranche, quel que soit son montant ; en cas de retraits étalés, un retrait n'y a pas droit si un autre a été perçu au cours des trois années précédentes [16] (détail dans la fiche « PER : sortie en capital ou en rente ? »).

Et en cas de décès ? Le PER est clôturé. Pour un PER sous forme d'assurance, les sommes sont versées aux bénéficiaires désignés, et c'est l'âge au décès (avant ou après 70 ans) qui compte, et non l'âge au moment des versements : avant 70 ans, la fiscalité est celle de l'assurance vie ; au décès après 70 ans, l'ensemble des sommes dues au bénéficiaire, et pas seulement les primes, entre dans l'assiette des droits de succession (CGI, art. 757 B) [1] [2] [18]. Pour un PER bancaire, elles entrent dans la succession [1] [2]. Détail dans la fiche « PER : sortie en capital ou en rente ? ».

3.6 Transférer son PER

  • D'un PER individuel vers un autre PER : possible à tout moment. Gratuit si le plan a au moins 5 ans ; sinon, frais limités à 1 % de l'épargne [2].
  • Depuis un ancien produit retraite (PERP, Madelin, Perco, Préfon, « article 83 »…) vers un PER individuel : frais limités à 5 % si le produit a moins de 10 ans [2]. C'est souvent l'occasion de regrouper des contrats éparpillés et de bénéficier des souplesses du PER (sortie en capital notamment).

3.7 Alors, le PER est-il intéressant pour vous ?

Votre situationLe PER est…Pourquoi
Non imposable ou TMI à 11 %Rarement prioritaireAvantage fiscal faible ou nul ; l'assurance vie offre plus de souplesse (fiche « L'assurance vie : les bases »). Éventuellement PER sans déduction
TMI à 30 %Souvent intéressant300 € d'impôt en moins par 1 000 € versés, si l'épargne peut rester bloquée
TMI à 41 % ou 45 %Très intéressantÉconomie maximale, plafonds élevés, si l'épargne peut rester bloquée
Plus de 70 ansSans avantage fiscal à l'entréeDéduction supprimée depuis 2026 [4]
Pas d'épargne de précautionÀ différerConstituez d'abord une réserve disponible (livrets)
Projet d'achat de résidence principalePossible, avec prudenceDéblocage autorisé, mais imposition à la sortie à anticiper

3.8 La carte d'identité du PER individuel

Deux exemples

Exemple 1 — L'effet de seuil

Julie, 35 ans, célibataire, déclare 31 000 € de revenus imposables. Elle est dans la tranche à 30 %… mais de peu : seuls 1 421 € de ses revenus dépassent le seuil de 29 579 € [15].

Elle verse 3 000 € sur un PER :

  • les 1 421 premiers euros déduits lui font économiser 30 %, soit 426 € ;
  • les 1 579 € suivants ne lui font économiser que 11 %, soit 174 €.

Son économie au barème est de 600 €, soit 20 % de son versement, et non 30 %. Après le versement, son impôt devient assez faible pour bénéficier de la décote (un allègement réservé aux foyers peu imposés) : son économie réelle atteint environ 680 €, soit 23 % de son versement, encore nettement moins que 30 %. Elle pourrait limiter son versement à 1 400 € environ pour ne profiter que de la tranche à 30 %, et placer le reste ailleurs.

Exemple simplifié : 1 part, aucune autre déduction, revenus 2026 égaux à ceux de 2025, barème et décote de l'impôt 2026 supposés reconduits [14] [15].

Exemple 2 — Mobiliser ses plafonds non utilisés

Karim, 50 ans, célibataire, cadre, a déclaré 90 000 € de salaires nets de frais pour 2025. Son plafond 2026 est de 9 000 € (10 % de 90 000 €). N'ayant jamais versé sur un PER, il dispose aussi des plafonds non utilisés des trois années précédentes : son avis d'impôt affiche un plafond disponible d'environ 35 000 € [3] [5].

Il puise dans son épargne disponible et verse 20 000 € en 2026. Avec des revenus 2026 égaux à ceux de 2025, son revenu imposable passe de 90 000 € à 70 000 € :

  • 5 423 € sortent de la tranche à 41 % : économie de 2 223 € ;
  • 14 577 € sortent de la tranche à 30 % : économie de 4 373 €.

Karim économise au total ≈ 6 600 € d'impôt, soit un tiers de son versement. Il lui reste environ 15 000 € de plafonds disponibles pour les années suivantes.

Et à la sortie ? Si, à la retraite, Karim est dans la tranche à 11 % et récupère ces 20 000 € en plusieurs fois sans changer de tranche, il paiera environ 2 200 € d'impôt sur ses versements, plus 31,4 % sur les gains. Seul et dans cette tranche, il bénéficierait aussi de la décote, qui renchérit chaque euro de revenu supplémentaire : cet impôt pourrait alors approcher 3 200 € [14], ce qui reste bien inférieur aux 6 600 € économisés. L'écart entre ses 30 % ou 41 % d'aujourd'hui et ses 11 % de demain fait tout l'intérêt de l'opération.

Exemple simplifié : 1 part, aucune autre déduction, règles 2026 supposées inchangées, rendement non garanti, gains non chiffrés.

À retenir

  1. L'économie d'impôt est égale à votre versement multiplié par votre TMI, attention aux effets de seuil.
  2. Votre plafond figure sur votre avis d'impôt : 10 % de vos revenus professionnels, entre 4 710 € et 37 680 € pour les versements 2026, plus les plafonds non utilisés des années précédentes et, en couple, celui du conjoint.
  3. Le PER est un décalage d'impôt : il est gagnant si vous serez moins imposé à la retraite qu'aujourd'hui, et si vous pouvez accepter que l'argent reste bloqué.

Les pièges à éviter

  • Verser sans connaître son TMI : en dessous de 30 %, l'avantage est souvent faible.
  • Verser au-delà de son plafond : l'excédent n'est pas déductible.
  • Laisser filer ses plafonds non utilisés : ils finissent par expirer. Ceux de 2023, 2024 et 2025 ne sont reportables que 3 ans.
  • Bloquer son épargne de précaution : le PER ne remplace pas un livret.
  • Dépenser l'économie d'impôt au lieu de l'épargner : c'est elle qui financera l'impôt à la sortie.
  • Négliger les frais : frais d'entrée, de gestion, des supports, de la gestion pilotée s'additionnent sur 20 ou 30 ans.
  • Rester en gestion pilotée sans regarder le profil choisi : prudent, équilibré ou dynamique, il doit correspondre à votre horizon et à votre tolérance au risque (fiche « Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions (profil investisseur) »).
  • Débloquer d'un coup pour la résidence principale sans calcul : tous les versements déduits s'ajoutent aux revenus de l'année.
  • Verser après 70 ans en comptant sur la déduction : elle n'existe plus depuis 2026.

Ce que vous pouvez faire maintenant : comparer votre tranche actuelle avec celle que vous anticipez à la retraite, et chiffrer les frais du PER envisagé.

Pour aller plus loin

Faisons le point sur votre situation

Le cabinet CADRENS calcule votre gain fiscal réel selon votre tranche d'imposition, vérifie vos plafonds disponibles et ceux de votre conjoint, analyse vos anciens contrats retraite et vous aide à décider s'il est pertinent d'ouvrir un PER, combien y verser et comment l'investir. Nous répondons aussi à vos questions.

Demander un entretien découverte ou thibaut@cadrens.com

Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Informations à jour au 20/10/2026.

Sources