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Qu’est-ce qu’un CGP et à quoi sert-il ?

Pourquoi consulter un conseiller en gestion de patrimoine ?

Le conseil Chiffres à jour au

Version Découverte · l'essentiel

La question

« Pourquoi consulter un conseiller en gestion de patrimoine ? »

En une phrase

Un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) vous aide à décider en regardant l'ensemble de votre situation (revenus, épargne, immobilier, famille, impôts, retraite, transmission) plutôt qu'un produit isolé ; mais « CGP » n'est pas un statut : ce sont ses inscriptions à l'ORIAS, sa rémunération et les documents écrits qu'il vous remet qui disent ce qu'il a le droit de faire et dans l'intérêt de qui il agit [1] [2] [3].

Comment ça marche

Trois choses à distinguer.

  1. Ce qu'il fait. Le CGP part de votre situation et de vos objectifs, fait le point, vous remet des préconisations écrites et, si vous le décidez, vous aide à les mettre en œuvre. La décision reste la vôtre.
  2. Ce qu'il a le droit de faire. Le registre de l'ORIAS ne connaît pas de catégorie « CGP » : il recense des statuts réglementés [1]. Les plus fréquents : conseiller en investissements financiers (CIF) pour les placements en actions, obligations ou parts de fonds ; courtier ou agent d'assurance pour l'assurance vie, la prévoyance ou l'assurance emprunteur ; intermédiaire en opérations de banque pour le crédit [1] [2]. L'AMF ou l'ACPR les contrôle [1].
  3. Qui le paie. Par vous (honoraires), par les entreprises dont vous souscrivez les produits (commissions incluses dans les frais), ou par les deux. Il doit vous le dire avant de vous conseiller (voir fiche « Comment est rémunéré un conseiller ? ») [3] [4].

Un exemple

Camille, 42 ans, mariée, deux enfants, vient d'hériter de 80 000 €. Sa question « que faire de cet argent ? » ne se résume pas à choisir un produit. Un CGP lui demande d'abord si son épargne de précaution suffit, si elle a un projet à moins de cinq ans, ce que devient son crédit si elle en rembourse une partie, et qui hériterait de ces sommes. Il lui remet ensuite des préconisations écrites, avec leurs raisons, et Camille décide.

Exemple fictif et simplifié : il illustre la démarche, pas une recommandation.

À retenir

  1. « CGP » désigne un métier, pas un statut : les inscriptions à l'ORIAS disent ce que le professionnel peut faire.
  2. Un bon conseil part de l'ensemble de votre situation et se justifie par écrit.
  3. Vous pouvez demander comment il est payé avant de vous engager.

Les pièges à éviter

  • Prendre un titre pour une garantie : « expert », « CGP » ne remplacent pas la vérification de l'inscription.
  • Verser de l'argent au conseiller lui-même : un CIF ne recueille pas de fonds [2] ; le règlement va à l'entreprise qui émet le produit.
  • Ignorer l'étendue de l'analyse : portait-elle sur un large choix de solutions, ou sur quelques partenaires ?

Ce que vous pouvez faire maintenant : chercher le professionnel sur orias.fr, noter les statuts qui y figurent, puis lui demander par écrit comment il est rémunéré.

Pour aller plus loin

Et pour vous, concrètement ?

Un accompagnement global correspond-il à votre situation ? Le cabinet CADRENS vous reçoit pour un entretien découverte.

Prendre contact

Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Informations à jour au 19/10/2026.

Sources

Version Approfondie · pour aller plus loin

La question

« Pourquoi consulter un conseiller en gestion de patrimoine ? » Et surtout : sous quel statut agit-il, que doit-il vous remettre, dans quels cas son aide vaut-elle d'être payée, et comment le vérifier avant de signer ?

En une phrase

Un conseiller en gestion de patrimoine est un professionnel qui conseille sur l'ensemble d'une situation patrimoniale en exerçant, selon les sujets, un ou plusieurs statuts réglementés (conseil en investissements financiers, intermédiation en assurance, en opérations de banque), chacun inscrit à l'ORIAS, contrôlé par l'AMF ou l'ACPR et assorti d'obligations d'information et de conseil écrites [1] [2] [3] [4] [5].

Comment ça marche

3.1 Ce que fait un CGP, étape par étape

ÉtapeCe qui se passeCe que vous devez recevoir
1. Entrée en relationPrésentation du cabinet, de ses statuts et de sa rémunérationLe document d'entrée en relation [3] [4]
2. Connaissance du clientQuestionnaire sur votre situation, vos objectifs, votre rapport au risque (voir fiche « Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions »)Une synthèse de ce qui a été recueilli
3. Bilan et analysePhotographie de votre patrimoine, de vos revenus et de vos dettes (voir fiche « Faire son bilan patrimonial »)Un état de situation écrit
4. PréconisationsPistes chiffrées, avec leurs avantages, leurs risques et leurs coûtsUn écrit qui explique pourquoi elles vous conviennent [3]
5. Mise en œuvreOuverture ou souscription des contrats que vous avez choisisLes documents du produit, l'information sur les coûts
6. SuiviPoint périodique, vérification que la situation et les objectifs n'ont pas changéUn compte rendu ou un rapport écrit

Les étapes 5 et 6 ne sont pas obligatoires : vous pouvez ne commander que le bilan et les préconisations.

3.2 Les statuts réglementés, un par un

L'ORIAS tient le registre unique des intermédiaires. Il vérifie, avant l'inscription et chaque année, la capacité professionnelle, l'honorabilité, l'assurance de responsabilité civile professionnelle et, quand elle est exigée, la garantie financière ; le contrôle de l'activité, lui, relève de l'AMF ou de l'ACPR [1]. Une inscription n'est donc pas un « agrément » du professionnel. Le titre de « conseiller en gestion de patrimoine » n'est pas réglementé en tant que tel : ce qui compte, ce sont les statuts réglementés sous lesquels le professionnel exerce (conseiller en investissements financiers, courtier en assurance, intermédiaire en opérations de banque…), qui doivent figurer au registre de l'ORIAS [5].

ActivitéStatutRegistre et contrôleCe que le statut permetCe qu'il ne permet pas
Conseil sur des placements financiersConseiller en investissements financiers (CIF)ORIAS ; obligation d'adhérer à une association agréée par l'AMF ; contrôle de l'AMF [1] [2]Conseiller sur des actions, obligations, parts de fonds ; conseiller sur le choix d'un prestataire d'investissement ; conseiller, sous conditions, sur des biens divers [2]Gérer un portefeuille pour le compte de tiers ; recueillir vos fonds [2]
Contrats d'assurance (assurance vie, PER assurance, prévoyance, emprunteur)Intermédiaire en assurance (courtier, agent général, mandataire…)ORIAS ; contrôle de l'ACPR [1]Conseiller et placer des contrats d'assurance ; le conseil sur le contrat lui-même relève de ce statutConseiller sur des contrats d'une catégorie pour laquelle il n'est pas inscrit
CréditIntermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP)ORIAS ; contrôle de l'ACPR [1]Présenter, proposer ou aider à conclure un crédit, selon sa catégorie (courtier, mandataire…)Percevoir une somme avant le déblocage des fonds (art. L519-6 du code monétaire et financier) [6]
Transaction immobilièreCarte professionnelle « transactions sur immeubles et fonds de commerce »Délivrée par la CCI (loi du 2 janvier 1970, dite « loi Hoguet ») [7]Négocier la vente ou la location d'un bienNe relève pas du registre de l'ORIAS

Pourquoi plusieurs statuts ? Un projet mêle souvent plusieurs sujets : une assurance vie (statut d'assurance) investie en unités de compte (instruments financiers), un crédit pour un achat immobilier. Un cabinet qui cumule les statuts peut traiter l'ensemble ; un professionnel qui n'en a qu'un doit vous orienter ailleurs pour le reste. Vérifiez l'étendue exacte de l'inscription : un CIF n'est pas, du seul fait de ce statut, autorisé à vendre un contrat d'assurance.

3.3 CGP, conseiller bancaire, plateforme en ligne : qui vous conseille ?

Conseiller bancaireCGP (cabinet)Plateforme en ligne
Qui l'emploieUn établissement, dont il est en règle générale salariéLui-même ou son cabinetUne société
Ce qu'il présente en règle généraleLes solutions de son établissement ou de son groupeLes solutions des partenaires avec lesquels une convention est signée, plus ou moins nombreuxUn nombre limité de profils ou de produits
InterlocuteurPersonnalisé, dans la durée de la relation avec la banquePersonnalisé, dans le cadre d'une missionSouvent automatisé
Ce qu'il faut demanderQuelles solutions sont examinées, quelle rémunération du réseauCombien de partenaires, quel mode de rémunérationQui assume le conseil, qui détient les fonds

Aucun de ces modèles n'est meilleur en soi. L'important est de savoir quelle part du marché a été examinée et qui paie le professionnel (voir fiche « Comment est rémunéré un conseiller ? »).

3.4 Les documents que vous devez recevoir

DocumentQuandContenu essentiel
Document d'entrée en relationAvant tout conseilIdentité du professionnel, statuts et numéro d'immatriculation, association professionnelle, autorités de contrôle, conseil indépendant ou non, partenaires, mode de rémunération, traitement des réclamations [3] [4]
Lettre de mission (conseil en investissement)Avant le conseil, signée en double exemplaireNature et conditions du service, conseil indépendant ou non, étendue des produits examinés, modalités de rémunération (honoraires et, le cas échéant, rémunération perçue des établissements promoteurs de produits) [3]
Questionnaire de connaissance du clientAvant toute recommandationSituation, connaissances, objectifs, tolérance au risque (voir la fiche « Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions (profil investisseur) »)
Écrit de recommandation (déclaration ou rapport d'adéquation)Avant la souscriptionPourquoi la solution vous convient [3] [4]
Information sur les coûtsAvant la souscription, puis chaque annéeCoûts en euros et en pourcentage

Un document qui ne vous est pas remis, ou que vous ne pouvez pas retrouver, est un signal à ne pas ignorer.

3.5 Ce qu'un CGP ne fait pas

  • Garantir un rendement ou l'absence de perte : aucun conseiller ne peut le faire.
  • Détenir votre argent : un CIF ne recueille pas de fonds [2] ; les versements vont à l'émetteur du produit (assureur, société de gestion).
  • Décider à votre place : sauf mandat écrit et distinct (par exemple un mandat d'arbitrage en assurance vie), vous signez chaque opération.
  • Remplacer un notaire, un avocat ou un expert-comptable : il vous oriente vers eux quand la question relève de leur domaine.

3.6 Quand un CGP est utile, quand il ne l'est pas

Un CGP est utile quand la situation mêle plusieurs sujets (héritage, entreprise, séparation, changement de pays, retraite proche) ou plusieurs enveloppes à arbitrer. Il l'est moins quand la situation est simple et que la décision est unique ; des services publics répondent alors gratuitement à vos questions de base (Assurance Banque Épargne Info Service, Épargne Info Service de l'AMF) [8].

Deux exemples

Exemple 1 — Quand le regard d'ensemble change la décision

Reprise de la Découverte : Camille hérite de 80 000 €. Le bilan montre que son épargne de précaution couvre trois mois de dépenses, qu'elle prévoit des travaux dans deux ans et qu'elle n'a pas rédigé de clause bénéficiaire sur son assurance vie. Les préconisations écrites répartissent les 80 000 € en trois poches, chacune avec son horizon et ses raisons : compléter la précaution, financer les travaux avec un placement à échéance proche, placer le reste à long terme. Camille retient deux des trois préconisations et reporte la troisième : la décision lui appartient.

Ce que cet exemple montre : la question n'était pas « quel produit ? » mais « dans quel ordre ? ». Une recommandation partielle ou dans l'ordre inverse aurait pu aboutir à bloquer pour dix ans l'argent des travaux.

Exemple 2 — Quand un CGP n'est pas nécessaire

Léa, 27 ans, vient de décrocher son premier CDI. Elle veut ouvrir un livret et comprendre si elle doit épargner pour sa retraite. Sa situation est simple, ses sommes modestes, et ses questions portent sur des règles générales. Un entretien payant n'est pas nécessairement la meilleure première étape : elle peut commencer par les fiches pédagogiques (voir fiche « Premier salaire : par où commencer ? ») et par les services publics gratuits [8], et consulter un professionnel plus tard, quand un projet précis apparaîtra.

Exemples fictifs et simplifiés : ils illustrent la démarche, pas une recommandation.

À retenir

  1. « CGP » est un métier, pas un statut : vérifiez les inscriptions à l'ORIAS et leur étendue.
  2. Le professionnel vous doit des documents écrits à chaque étape : entrée en relation, mission, recommandation, coûts.
  3. Il ne détient pas votre argent et ne garantit aucun rendement.
  4. Le conseil global vaut surtout quand la situation est complexe ; sinon, des ressources publiques peuvent suffire.

Les pièges à éviter

  • Se fier à la réputation ou au titre sans consulter le registre.
  • Signer avant d'avoir lu le document d'entrée en relation et la lettre de mission.
  • Payer une somme au conseiller en personne plutôt qu'à l'organisme émetteur du produit.
  • Prendre « indépendant » pour un label : le mot n'a un sens réglementaire que pour le conseil en investissement fourni sur une base indépendante ; demandez-le par écrit (voir fiche « Comment est rémunéré un conseiller ? »).
  • Ne pas relire sa situation après un changement de vie (naissance, séparation, retraite) : le conseil vaut pour la situation décrite à la date où il est donné.

Pour aller plus loin

Questions à poser et documents à réunir avant un premier rendez-vous

  • Sous quels statuts êtes-vous inscrit à l'ORIAS, et pour quelles activités ?
  • Quel document d'entrée en relation puis-je lire avant de décider ?
  • Combien de partenaires avez-vous, et lesquels ?
  • Comment êtes-vous rémunéré, et pour quel montant en euros sur mon projet ?
  • Comment sont conservés et protégés les documents que je vous confie ?
  • Comment réclamer, et à quel médiateur puis-je m'adresser ?
  • À réunir : derniers avis d'imposition, relevés de comptes et de contrats, tableau d'amortissement des crédits, livret de famille, éventuels testament et contrat de mariage.

Fiches liées : Comment est rémunéré un conseiller ? · Repérer les arnaques financières · Faire son bilan patrimonial · Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions · Comment reconnaître un bon placement

Faisons le point sur votre situation

Le cabinet CADRENS analyse votre situation dans son ensemble, vous remet par écrit ses préconisations et leurs raisons, et répond aux questions qui demeurent.

Demander un entretien découverte ou thibaut@cadrens.com

Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Informations à jour au 19/10/2026.

Sources