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Nos biais face à l’argent

Pourquoi prend-on souvent de mauvaises décisions financières ?

Le conseil Chiffres à jour au

Version Découverte · l'essentiel

La question

« Pourquoi prend-on souvent de mauvaises décisions financières ? »

En une phrase

Nous ne sommes pas des calculateurs froids : notre cerveau utilise des raccourcis et des émotions qui nous poussent, de façon prévisible, à vendre dans la panique, à suivre la foule ou à remettre à plus tard ; les connaître ne les supprime pas, mais permet de les repérer et de mettre en place des garde-fous [1] [2].

Comment ça marche

Selon l'AMF, les choix des épargnants sont influencés par des biais comportementaux, qui peuvent les amener à prendre des décisions contraires à leurs propres objectifs. Ces biais ne pèsent pas de la même façon pour tout le monde, et le meilleur moyen de les corriger est d'en avoir conscience [1].

Cinq pièges fréquents

  1. La peur de perdre (aversion à la perte). Une perte fait plus mal qu'un gain équivalent ne fait plaisir : environ deux fois plus, selon la théorie des perspectives citée par l'AMF [3]. Résultat : selon les personnes et les moments, on vend dans la précipitation après une baisse, ou, à l'inverse, on garde trop longtemps un placement qui a perdu, pour ne pas « acter » la perte ; on préfère aussi un petit gain sûr à un gain plus grand mais incertain.
  2. Suivre la foule (comportement moutonnier). On achète ce qui monte parce que tout le monde en parle. La performance passée nous rassure, alors qu'elle ne garantit rien [2].
  3. L'excès de confiance. On croit mieux comprendre ou mieux maîtriser qu'on ne le fait réellement, et on sous-estime les risques [2].
  4. Le présent d'abord (préférence pour le présent). On pèse plus le futur proche que le futur lointain [3] : on dépense aujourd'hui, on épargnera « le mois prochain ».
  5. Ne voir que ce qui nous conforte (biais de confirmation). Une fois notre choix fait, on retient surtout les informations qui lui donnent raison.

Un exemple

Hugo et Léa, 38 ans, placent chacun 10 000 € en actions pour le long terme. Six mois plus tard, le marché a baissé : leur placement vaut 8 500 € (− 15 %).

  • Hugo s'inquiète à chaque titre d'actualité. Pour « ne pas perdre davantage », il vend et place les 8 500 € sur un Livret A (1,7 % par an à ce jour) [4].
  • Léa avait écrit à l'avance sa règle : « mon horizon est de 15 ans ; en cas de baisse, je ne décide rien dans la semaine, puis je vérifie que mon objectif, mon horizon et le placement lui-même n'ont pas changé ». Elle constate que rien n'a changé et garde son placement.

Deux suites possibles, deux ans plus tard (hypothèses) :

Hugo (a vendu)Léa (a gardé)
Le marché revient à son niveau de départ, + 10 %environ 8 800 €11 000 €
Le marché baisse encore de 10 %environ 8 800 €environ 7 650 €

L'exemple ne prédit rien, et garder n'est pas toujours la bonne décision : une baisse peut durer, ou ne jamais être rattrapée. Ce qu'il montre, c'est qu'une décision prise sous le coup de l'émotion n'examine rien, alors qu'une règle écrite à l'avance oblige à réexaminer la situation à froid : objectif, horizon, risque, qualité du placement. Si l'un d'eux a changé, vendre peut être la bonne décision.

Exemple fictif et simplifié : frais et fiscalité non comptés ; le capital investi en actions n'est pas garanti.

À retenir

  1. Les biais sont normaux et prévisibles : ils touchent tout le monde, à des degrés divers.
  2. En avoir conscience est la première protection ; les règles écrites à l'avance sont la deuxième.
  3. Automatiser (épargne, versements) évite de décider sous le coup de l'émotion.

Les pièges à éviter

  • Penser que seuls les autres sont concernés : l'excès de confiance est justement un biais.
  • Décider sous le coup de l'actualité ou d'une baisse, sans regarder son horizon.
  • Regarder son portefeuille tous les jours : plus on regarde, plus on voit de baisses.

Ce que vous pouvez faire maintenant : écrire en deux lignes la règle que vous appliquerez en cas de baisse de vos placements : délai avant toute décision, questions à vous poser.

Pour aller plus loin

Et pour vous, concrètement ?

Vous vous demandez comment garder le cap face aux baisses, ou vous voulez mettre en place une stratégie qui tienne compte de votre manière de réagir, ou des questions demeurent ? Le cabinet CADRENS vous reçoit pour un entretien découverte.

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Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Informations à jour au 19/10/2026.

Sources

Version Approfondie · pour aller plus loin

La question

« Pourquoi prend-on souvent de mauvaises décisions financières ? » Et surtout : quels sont ces biais, que montrent les études, et que peut-on faire concrètement pour s'en protéger ?

En une phrase

Les décisions humaines peuvent s'écarter systématiquement de ce que prévoit la théorie économique standard, parce que notre jugement s'appuie sur des raccourcis mentaux et sur des émotions [6] ; en finance, cela se traduit par des erreurs répétées et prévisibles, qu'on réduit moins par la volonté que par des règles décidées à l'avance [1] [3].

Comment ça marche

3.1 D'où viennent les biais ?

Le prix Nobel d'économie 2002 a récompensé Daniel Kahneman pour avoir intégré à l'économie des acquis de la psychologie sur le jugement et la décision en situation d'incertitude. Les travaux qu'il a menés avec Amos Tversky ont montré que les décisions humaines peuvent s'écarter systématiquement de celles que prédit la théorie économique standard, et que le jugement recourt à des raccourcis (heuristiques) qui peuvent contredire les principes de base des probabilités [6]. C'est ce qu'on appelle la finance comportementale.

L'AMF le résume ainsi : ces biais peuvent amener les épargnants à prendre des décisions contraires à leurs objectifs ; les connaître permet d'objectiver ses réactions et d'adapter ses décisions à un horizon de court ou de long terme [1].

3.2 Les huit biais listés par l'AMF

L'AMF dresse la liste de huit biais [1]. Pour l'aversion à l'ambiguïté, le biais de confirmation et la surestimation des événements rares, les formulations ci-dessous reprennent, d'après l'AMF, les définitions de son infographie de juin 2022 [1] ; pour les autres, ce sont des formulations CADRENS d'après la littérature de finance comportementale, avec renvoi aux études de l'AMF quand elles existent.

BiaisEn clairComment ça se voitGarde-fou
Aversion à la perteUne perte pèse plus qu'un gain de même taille : environ deux fois plus selon la théorie des perspectives [3]Vendre après une baisse ; préférer 100 € sûrs à un pari à 50 % de gagner 200 € et 50 % de ne rien gagner [3]Horizon et seuils décidés par écrit à l'avance
Préférence pour le présentOn pèse plus le futur proche que le futur éloigné [3]Repousser l'épargne, préférer dépenser maintenantVirement automatique le jour de la paie (fiche « Faire un budget et épargner chaque mois »)
Comportement moutonnierOn imite les autres ou on suit ce qui a bien marché récemment [7]Acheter ce que tout le monde cite ; « je ne veux pas rater le train »Se demander « qui me le propose, et pourquoi maintenant ? » (fiche « Repérer les arnaques financières »)
Aversion à l'ambiguïtéOn n'aime pas parier : on préfère savoir avec certitude le résultat de son investissement [1]Préférer un livret au taux garanti à un produit au rendement incertain, éviter ce que l'on comprend mal, même quand c'est adaptéSe faire expliquer, puis décider ; sur la durée, les placements diversifiés en bourse procurent en général des rendements supérieurs à ceux des placements garantis, sans garantie du capital [1]
Biais de confirmationOn prend plus facilement en compte les informations qui confortent nos idées [1]Ne lire que les avis favorables au produit déjà choisiChercher des informations qui ne vont pas toutes dans le même sens et comparer le pour et le contre avant de décider [1]
Aversion au changementOn préfère le statu quo ; le choix par défaut transforme l'inaction en décision [5]Garder des contrats anciens et coûteux, ne jamais revoir sa situationUne revue annuelle (fiche « Faire son bilan patrimonial »)
Surestimation des événements raresOn a tendance à surestimer la probabilité qu'un événement rare se produise [1]Craindre un krach au point de ne rien investir ; rêver du jackpotRegarder les statistiques sur longue période ; aucun investissement sur les marchés ne garantit le capital, mais la diversification protège contre les événements rares (fiche « Diversifier : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ») [1]
Aversion à la perte myopeLa peur de perdre, combinée à un suivi très fréquent de ses placements, rend sensible aux baisses de court terme [3]Regarder son portefeuille tous les joursLimiter la fréquence de consultation, investir régulièrement [3]

Deux autres pièges souvent cités

  • L'excès de confiance. Il conduit à minorer le risque ; des travaux cités par l'AMF montrent que les outils et tests en ligne peuvent l'exacerber chez les investisseurs qui décident seuls [2] [5].
  • L'effet de disposition. C'est la tendance à vendre trop vite les titres qui ont gagné et à garder trop longtemps ceux qui ont perdu [5].

3.3 Ce que disent les données

L'horizon de placement atténue le risque, sans l'annuler. D'après l'AMF [3], sur les actions françaises et en rendements réels (c'est-à-dire après inflation), entre 1950 et 2015 :

Durée de détentionRendement réel annuel observé
3 ansentre − 20 % et + 39 % par an
20 ansentre − 2 % et + 15 % par an
25 anstoujours positif sur la période étudiée

Ces repères datent de 2017 (période 1950-2015) ; l'AMF n'en a pas publié de version plus récente à ce jour.

Une simulation de l'AMF (1988-2017, 110 placements progressifs et diversifiés sur 20 ans, avant frais et fiscalité) donne un rendement annualisé moyen de 5,3 %, avec des placements allant de 2 % à 7 % selon la date de départ [3]. L'AMF rappelle que le passé ne préjuge pas de l'avenir, que la période est courte, et recommande de ne pas investir toute son épargne de long terme en actions, de diversifier à l'international et d'investir régulièrement [3].

Les épargnants réagissent à la performance passée. Une étude de l'AMF sur les fonds obligataires français (mars 2019 – avril 2021) mesure, au jour le jour, une sensibilité d'environ 0,05 point de flux pour 1 point de performance : une meilleure performance s'accompagne de plus de souscriptions ou de moins de rachats [7]. Les auteurs relèvent que ce comportement peut relever de la poursuite des performances ou de mouvements collectifs, sans pouvoir trancher, et qu'on n'observe pas de réaction plus forte aux performances négatives. Leurs opinions ne sont pas nécessairement celles de l'AMF [7].

Le rapport au risque, d'après des enquêtes anciennes. L'AMF cite une enquête de 2014 selon laquelle environ six Français sur dix n'investiraient rien dans un placement à chances égales de doubler la mise ou de tout perdre, et un sondage de février 2017 selon lequel 74 % préfèrent des placements à faible rendement et faible risque [3]. Ce sont des repères datés, pas une photographie d'aujourd'hui.

3.4 Les garde-fous : décider à l'avance

On ne se débarrasse pas de ses biais ; on réduit leur effet en transformant les décisions émotionnelles en règles.

SituationBiais en jeuRègle à fixer à l'avance
Une baisse sur mon relevéAversion à la perte, myopieUn délai avant toute décision, puis une réévaluation écrite : mon objectif, mon horizon, mon risque et la qualité du support ont-ils changé ? (fiche « Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions (profil investisseur) » pour le profil)
Un placement en perte que je n'ose pas vendreAversion à la perte, effet de dispositionLa même réévaluation : le garderais-je si je ne l'avais pas déjà ?
Une offre dont tout le monde parleComportement moutonnierUne liste de questions avant d'agir (voir la check-list ci-dessous) ; jamais l'argent de la réserve
Je repousse mon épargnePréférence pour le présentUn virement automatique, le jour de la paie
Je regarde mon portefeuille en permanenceAversion à la perte myopeUn point par trimestre, pas plus ; des versements programmés [3]
Je suis certain d'avoir raisonExcès de confiance, confirmationChercher l'argument contraire ; un second avis
Je n'ai jamais revu mes contratsAversion au changementUne revue annuelle (fiche « Faire son bilan patrimonial »)
Tout mon patrimoine est au même endroitExcès de confiance, ambiguïtéRépartir (fiche « Diversifier : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ») ; garder une réserve (fiche « L'épargne de précaution »)

3.5 Le rôle d'un conseiller face à nos biais

Un conseiller peut aider à objectiver : vérifier la cohérence de vos réponses, distinguer votre capacité à subir des pertes et votre tolérance psychologique (fiche « Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions (profil investisseur) »), et vous rappeler vos règles au moment où l'émotion monte. Un conseiller peut vous aider à repérer vos biais, à condition que sa rémunération ne le pousse pas à en jouer : demandez-lui comment il est payé (fiche « Comment est rémunéré un conseiller ? »). Posez-lui les mêmes questions qu'à toute offre : sur quoi fonde-t-il sa recommandation ?

Deux exemples

Exemple 1 — Hugo et Léa face à une baisse

Hugo et Léa, 38 ans, placent chacun 10 000 € en actions pour le long terme. Au bout de six mois, le marché a baissé : leur placement vaut 8 500 € (− 15 %).

HugoLéa
Règle fixée à l'avanceAucuneHorizon de 15 ans ; aucune décision dans la semaine qui suit une baisse, puis réexamen de son objectif, de son horizon et du placement
RéactionIl vend à 8 500 € et place tout sur un Livret A (1,7 %) [4]Elle ne fait rien
Biais en jeuAversion à la perte, myopieAucun décisif : la règle a décidé pour elle
Hypothèse A : retour au niveau de départ + 10 % au bout de 2 ansenviron 8 800 €11 000 €
Hypothèse B : le marché baisse encore de 10 % la deuxième annéeenviron 8 800 €environ 7 650 €

Ce qu'il faut en retenir. Dans l'hypothèse A, Hugo regrette d'avoir vendu ; dans l'hypothèse B, Léa regrette de ne pas l'avoir fait. L'exemple ne prédit rien : il montre que la bonne décision se prend avant, à froid, en fonction de son horizon et de sa capacité à subir des pertes, et non au pire moment. La règle de Léa n'est valable que si elle correspond réellement à son profil et à son horizon (fiche « Pourquoi un conseiller vous pose autant de questions (profil investisseur) »).

Exemple fictif et simplifié : frais, fiscalité et versements ultérieurs non comptés ; le capital investi en actions n'est pas garanti. Hypothèse B : 8 500 € − 10 % ≈ 7 650 €. Livret A : 8 500 € × 1,017² ≈ 8 790 €, arrondi.

Exemple 2 — Le placement dont parle tout le monde

Marc, 29 ans, déjeune avec un ami qui lui raconte avoir « triplé sa mise » sur un actif dont on parle partout. Marc a 5 000 € sur son livret, qui constituent toute sa réserve. Il hésite à tout mettre.

Il applique la check-list :

QuestionSa réponseCe que ça révèle
Qui me le propose, et que gagne-t-il ?Un ami enthousiaste, mais l'actif est vendu par une plateforme inconnuePas de professionnel identifié
Pourquoi aujourd'hui ?« Parce que ça monte vite »Comportement moutonnier
Et si cela perd 20 % ?« Je perdrais 1 000 €, je n'aurais plus de réserve »Capacité à subir des pertes insuffisante
Ai-je cherché un avis contraire ?Non, il n'a lu que des témoignages favorablesBiais de confirmation
Est-ce adapté à mon objectif ?Il n'en a pasPas d'objectif, pas d'horizon

Marc décide de ne rien verser cette semaine, de vérifier le prestataire sur les registres officiels (fiche « Repérer les arnaques financières »), et de n'envisager un éventuel montant que sur de l'argent qu'il peut se permettre de perdre, hors réserve.

Exemple fictif et simplifié.

À retenir

  1. Nos décisions s'écartent de façon prévisible de la rationalité : c'est ce que la finance comportementale a mis en évidence [6].
  2. L'AMF liste huit biais (aversion à la perte, préférence pour le présent, comportement moutonnier, aversion à l'ambiguïté, biais de confirmation, aversion au changement, surestimation des événements rares, aversion à la perte myope) ; en avoir conscience est la première protection [1].
  3. L'horizon réduit le risque sans l'annuler : diversifier, investir régulièrement et ne pas consulter sans cesse ses placements sont les trois leviers cités par l'AMF [3].
  4. Les règles décidées à l'avance (objectif, horizon, seuils, automatisation) protègent mieux que la volonté du moment.
  5. Un conseiller peut vous aider à repérer vos biais, à condition que sa rémunération ne le pousse pas à en jouer : demandez-lui comment il est payé (fiche « Comment est rémunéré un conseiller ? »).

Les pièges à éviter

  • Se croire à l'abri : l'excès de confiance fait partie du problème.
  • Confondre horizon et espoir : un horizon de 15 ans ne garantit pas un gain ; il réduit seulement l'amplitude des écarts observés dans le passé [3].
  • Vendre ou acheter sous le coup d'une actualité, sans relire son objectif.
  • Consulter ses placements en continu, ce qui renforce la peur des baisses.
  • N'écouter que les avis qui nous confortent.
  • Ne jamais revoir ses contrats par inertie.
  • Mettre l'argent de sa réserve dans un placement dont on vient d'entendre parler.

Ce que vous pouvez faire maintenant : relire vos placements en perte et vous demander, pour chacun : le garderais-je si je ne l'avais pas déjà ?

Pour aller plus loin

Faisons le point sur votre situation

Le cabinet CADRENS vous aide à définir vos objectifs, votre horizon et vos règles de décision, pour que vos choix d'épargne ne dépendent pas de l'humeur des marchés. Nous répondons aussi à vos questions.

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Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Informations à jour au 19/10/2026. Les placements en actions et en unités de compte comportent un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Sources