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La fiscalité de l’assurance vie

Combien d'impôt si je retire de l'argent ?

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Version Découverte · l'essentiel

La question

« Combien d'impôt si je retire de l'argent ? »

En une phrase

Souvent moins que vous ne le pensez : quand vous retirez de l'argent de votre assurance vie, seuls les gains contenus dans le retrait sont taxés, jamais l'argent que vous avez versé ; au bout de 8 ans, un abattement annuel, commun à tout le foyer et à tous ses contrats, exonère d'impôt sur le revenu une partie de ces gains [1].

Comment ça marche

Chaque retrait est un mélange. Votre contrat contient deux choses : l'argent que vous avez versé, et les gains qu'il a produits. Quand vous retirez, vous retirez un peu des deux, dans la même proportion que dans le contrat [3]. Si votre contrat est composé à 80 % de versements et à 20 % de gains, un retrait de 1 000 € contient 800 € de versements (jamais taxés) et 200 € de gains (taxables).

Sur ces gains, deux prélèvements [1] [2] :

  • L'impôt sur le revenu, qui dépend de l'âge de votre contrat :
    • moins de 8 ans : 12,8 % ;
    • 8 ans et plus : chaque année, les premiers 4 600 € de gains retirés (9 200 € pour un couple marié ou pacsé) ne paient pas d'impôt sur le revenu. Cet abattement est commun à tout le foyer et à l'ensemble de ses contrats. Au-delà, le taux est de 7,5 % tant que le total de vos versements, tous contrats confondus, ne dépasse pas 150 000 € ; la part qui correspond aux versements au-delà de ce seuil est taxée à 12,8 % (règles des versements faits depuis le 27/09/2017).
  • Les prélèvements sociaux : 17,2 %, quel que soit l'âge du contrat ; sur le fonds en euros, ils sont déjà retenus chaque année (encadré ci-dessous).

Un exemple

Tom, 45 ans, célibataire, a versé 32 000 € sur son assurance vie, entièrement en unités de compte. Elle vaut aujourd'hui 40 000 €, soit 8 000 € de gains (20 % du contrat). Il retire 10 000 € pour changer de voiture.

  • Dans ce retrait, 2 000 € sont des gains (20 %) ; les 8 000 € restants sont ses propres versements, non taxés.
Contrat de moins de 8 ansContrat de 8 ans et plus
Impôt sur le revenu2 000 × 12,8 % = 256 €0 € (2 000 € < abattement de 4 600 €)
Prélèvements sociaux2 000 × 17,2 % = 344 €2 000 × 17,2 % = 344 €
Total sur un retrait de 10 000 €600 €344 €

Exemple simplifié : aucun autre retrait dans l'année. Après 8 ans, l'assureur peut retenir un acompte de 150 €, remboursé l'année suivante lors de la déclaration de revenus (voir version Approfondie).

À retenir

  1. Seuls les gains sont taxés, jamais l'argent que vous avez versé. L'impôt sur le revenu se paie au retrait ; les prélèvements sociaux, eux, sont déjà retenus chaque année sur le fonds en euros.
  2. Après 8 ans, chaque année, jusqu'à 4 600 € de gains (9 200 € en couple) sont exonérés d'impôt sur le revenu, pour tout le foyer et tous ses contrats ; au-delà, 7,5 % jusqu'à 150 000 € de versements.
  3. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus dans tous les cas.

Les pièges à éviter

  • Croire que tout le retrait est taxé : 10 000 € retirés, ce n'est pas 10 000 € imposés.
  • Fermer un vieux contrat pour en ouvrir un neuf : le compteur des 8 ans repart de zéro.
  • Tout retirer d'un coup alors que l'abattement est annuel : étaler ses retraits sur plusieurs années peut réduire l'impôt.

Ce que vous pouvez faire maintenant : sur votre dernier relevé, repérer la part de gains de votre contrat (valeur moins versements) et l'ancienneté du contrat.

Pour aller plus loin

Et pour vous, concrètement ?

Vous vous demandez combien vous coûterait un retrait sur votre contrat, ou s'il vaut mieux attendre ou étaler vos retraits ? Le cabinet CADRENS vous reçoit pour un entretien découverte.

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Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Informations à jour au 17/10/2026.

Sources

Version Approfondie · pour aller plus loin

La question

« Combien d'impôt si je retire de l'argent ? » Et surtout : comment se calcule exactement l'impôt sur un retrait, quand est-il prélevé, et comment retirer au meilleur coût ?

En une phrase

L'impôt sur un retrait d'assurance vie porte uniquement sur la quote-part de gains contenue dans ce retrait ; cette quote-part supporte l'impôt sur le revenu, dont le taux dépend de l'ancienneté du contrat et du montant de vos versements, et les prélèvements sociaux de 17,2 %, prélevés chaque année sur le fonds en euros et au retrait sur les unités de compte [1] [2] [3].

Comment ça marche

3.1 Le principe : on ne taxe que les gains, et seulement à la sortie

  • Le vocabulaire. Un retrait s'appelle un rachat : partiel si vous retirez une partie de l'épargne, total si vous clôturez le contrat. Dans les deux cas, la règle est la même [2].
  • Tant que l'argent reste dans le contrat, il n'y a pas d'impôt sur le revenu : ni sur les intérêts, ni sur les plus-values, ni lors des arbitrages entre supports (fiche « L'assurance vie : les bases »). L'impôt n'intervient qu'au rachat.
  • Seuls les gains sont imposables, jamais les sommes versées [1].
  • Pas de gains, pas d'impôt. Si votre contrat vaut moins que ce que vous avez versé (par exemple après une baisse des unités de compte), un retrait ne contient aucun gain et n'est donc pas imposé.

3.2 Calculer la part de gains d'un retrait

La loi ne vous laisse pas choisir de « retirer d'abord vos versements » : chaque rachat partiel est réputé contenir la même proportion de gains que le contrat tout entier au jour du retrait [3].

Gains contenus dans le retrait = montant retiré − (versements × montant retiré ÷ valeur du contrat)

Autrement dit : gains du retrait = montant retiré × (gains du contrat ÷ valeur du contrat).

Après un premier retrait, seuls les versements non encore remboursés entrent dans le calcul suivant : la part de versements « consommée » par le premier retrait est déduite [3]. C'est pourquoi la proportion de gains augmente au fil des retraits.

3.3 Deux prélèvements, deux logiques

Impôt sur le revenuPrélèvements sociaux
Taux12,8 % ou 7,5 % selon l'ancienneté et les versements (3.4), ou barème progressif sur option (3.6)17,2 % [1] [2]
Abattement après 8 ansOui : 4 600 € / 9 200 € par anNon : l'abattement ne s'applique pas aux prélèvements sociaux [3]
Quand ?Au rachat (acompte), puis régularisation à la déclaration (3.6)Fonds en euros : chaque année · Unités de compte : au rachat (3.5)
ExonérationsCertains événements de la vie (3.7)Dus même lorsque les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu [3]

3.4 L'impôt sur le revenu selon l'ancienneté du contrat

Règles applicables aux gains des versements effectués depuis le 27 septembre 2017. Pour les versements antérieurs, voir 3.7.

Le point de départ des 8 ans est la date de souscription du contrat, et non la date de chaque versement : un versement effectué l'an dernier sur un contrat ouvert il y a dix ans profite immédiatement du régime des 8 ans [3]. D'où l'intérêt d'ouvrir un contrat tôt, même avec une petite somme (fiche « L'assurance vie : les bases »).

Ancienneté du contratImpôt sur le revenu sur les gains
Moins de 8 ans12,8 % (ou barème progressif sur option) [1] [2]
8 ans et plusAbattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple marié ou pacsé soumis à imposition commune), puis 7,5 % sur les gains liés aux versements jusqu'à 150 000 €, 12,8 % au-delà (ou barème progressif sur option) [1] [2] [4]

Les règles de l'abattement [3]

  • Il s'applique une fois par an et par foyer fiscal, tous contrats confondus : deux contrats de plus de 8 ans ne donnent pas droit à deux abattements.
  • Ce qui n'est pas utilisé une année est perdu : il ne se reporte pas sur l'année suivante.
  • Il ne concerne que l'impôt sur le revenu, pas les prélèvements sociaux.
  • Il s'impute d'abord sur les gains des versements antérieurs au 27 septembre 2017 (3.7), puis sur les gains taxables à 7,5 %, enfin sur ceux taxables à 12,8 %.

3.5 Les prélèvements sociaux : 17,2 %, mais pas au même moment

  • Le taux : 17,2 % sur les gains de l'assurance vie. La hausse à 18,6 % appliquée depuis le 1er janvier 2026 à la plupart des revenus de placement ne s'applique pas à l'assurance vie (sauf contrats de rente-survie et d'épargne handicap) [1] [2] [9]. La part de CSG est de 9,2 % pour l'assurance vie, contre 10,6 % pour la plupart des autres revenus de placement [9].
  • Sur le fonds en euros, ils sont prélevés chaque année, directement sur les intérêts inscrits au contrat [5] [9]. Au moment du retrait, il n'y a donc en principe plus rien à payer à ce titre sur la part en euros.
  • Sur les unités de compte, ils sont prélevés au moment du rachat (ou du décès), sur la part de gains [5].
  • Conséquence pratique : sur un contrat multisupport, le montant prélevé au rachat dépend de la répartition entre fonds en euros et unités de compte. L'assureur fait le calcul ; le relevé de rachat le détaille.

3.6 Comment ça se passe concrètement : acompte, déclaration, régularisation

  1. Au moment du retrait, l'assureur retient un acompte d'impôt sur le revenu sur la part de gains liée aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017 : 12,8 % si le contrat a moins de 8 ans, 7,5 % s'il a 8 ans ou plus [2] [7]. Cet acompte est calculé sans tenir compte de l'abattement, que l'assureur ne peut pas appliquer : il ne connaît ni vos autres contrats, ni votre situation familiale. Il retient aussi les prélèvements sociaux dus sur la part en unités de compte.
  2. Au printemps suivant, l'assureur vous adresse un récapitulatif fiscal (l'imprimé fiscal unique, ou IFU) et transmet les montants à l'administration : vérifiez-les sur votre déclaration de revenus.
  3. L'impôt définitif est alors calculé : l'abattement est appliqué, le taux de 7,5 % ou 12,8 % déterminé, et l'acompte versé s'impute sur l'impôt dû. L'excédent vous est remboursé [2] [3] ; à l'inverse, si l'acompte est inférieur à l'impôt dû (par exemple pour la part taxée à 12,8 % au-delà de 150 000 €), le complément est payé avec l'impôt sur le revenu.

La dispense d'acompte. Si votre revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune), vous pouvez demander à ne pas subir l'acompte [7]. Pour l'assurance vie, la demande se fait auprès de l'assureur, au moyen d'une attestation sur l'honneur, au plus tard au moment du retrait (lors de l'encaissement des gains) : la date limite du 30 novembre de l'année précédente concerne les intérêts et les dividendes, pas les rachats d'assurance vie [7]. La dispense ne supprime pas l'impôt : elle évite seulement d'en faire l'avance.

L'option pour le barème progressif. Au lieu du taux forfaitaire, vous pouvez choisir, dans votre déclaration, d'imposer vos gains au barème de l'impôt sur le revenu [1] [2]. Attention, cette option est globale : elle s'applique à tous vos revenus de placement et plus-values mobilières de l'année (intérêts, dividendes, plus-values de cession de titres), pas seulement à l'assurance vie [1]. Elle n'est en général intéressante que pour les foyers peu ou pas imposés ; c'est une simulation à faire au cas par cas.

3.7 Les cas particuliers

  • Versements effectués avant le 27 septembre 2017. Ils relèvent de l'ancien régime [1] [2]. En pratique, ces versements figurent forcément sur des contrats ouverts avant cette date, donc aujourd'hui âgés de plus de 8 ans : leurs gains bénéficient de l'abattement (qui s'impute d'abord sur eux), puis sont imposés par principe au barème progressif ou, sur option exercée auprès de l'assureur au plus tard lors du retrait, au prélèvement libératoire de 7,5 %, quel que soit le montant versé [1] [2] [3]. Ces gains ne subissent pas l'acompte décrit en 3.6 [7]. Ces versements anciens réduisent en revanche la marge disponible sous le seuil de 150 000 € pour les versements récents [1].
  • Exonération d'impôt sur le revenu en cas de coup dur. Les gains ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu, quelle que soit l'ancienneté du contrat, lorsque le retrait, partiel ou total, fait suite au licenciement (avec inscription comme demandeur d'emploi), à la mise à la retraite anticipée, à une invalidité de 2e ou 3e catégorie, ou à la cessation d'activité non salariée après une liquidation judiciaire, du souscripteur ou de son conjoint ou partenaire de PACS. Le retrait doit intervenir avant la fin de l'année qui suit l'événement [1] [2] [8]. La fin d'un CDD, la rupture conventionnelle et la révocation d'un dirigeant de société ne sont pas assimilées à un licenciement [2] [8]. Les prélèvements sociaux restent dus [3].
  • Le contrat de capitalisation suit exactement les mêmes règles en cas de rachat [4] (fiche « L'assurance vie : les bases »).
  • Le transfert de contrat chez le même assureur (loi PACTE) n'est pas un rachat : il conserve l'antériorité fiscale [4] (fiche « L'assurance vie : les bases »).
  • L'avance n'est pas un rachat : elle n'est pas imposée, mais elle se rembourse et porte intérêts (fiche « L'assurance vie : les bases »).

3.8 Rachats partiels : retirer au meilleur coût

  • Retirer plutôt que clôturer. Un rachat partiel permet d'obtenir l'argent nécessaire tout en conservant le contrat et son antériorité. Clôturer, c'est perdre un contrat de plus de 8 ans, qu'on ne retrouvera pas avant 8 nouvelles années.
  • Étaler ses retraits. L'abattement étant annuel et non reportable, deux retraits de 15 000 € sur deux années civiles peuvent coûter moins cher qu'un retrait de 30 000 € en une fois. Un retrait en décembre et un autre en janvier suffisent à utiliser deux abattements.
  • Les rachats partiels programmés. Un montant régulier (mensuel, trimestriel) peut être retiré pour compléter ses revenus, par exemple à la retraite. Calibré pour que la part de gains annuelle reste sous l'abattement, il peut être exonéré d'impôt sur le revenu (exemple 2).
  • Penser au couple. L'abattement de 9 200 € suppose une imposition commune (mariage ou PACS) ; il est commun au foyer, tous contrats confondus.
  • Choisir le bon contrat. Si vous en détenez plusieurs, retirer sur celui qui a la plus faible proportion de gains ou qui a plus de 8 ans réduit l'impôt du retrait.

3.9 À surveiller : les projets de loi pour 2027

Le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, comporte une mesure visant à réserver les avantages fiscaux de l'assurance vie aux contrats « classiques » (fiche « L'assurance vie : les bases », section 3.10) [6]. À la date de cette fiche, ce projet ne modifie pas les taux, l'abattement ni le seuil présentés ici. Les débats parlementaires de l'automne peuvent toutefois faire évoluer la fiscalité de l'épargne : les chiffres de cette fiche seront revus dès la publication de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2027.

3.10 La carte d'identité de l'assurance vie

Deux exemples

Exemple 1 — Le même retrait, avant et après 8 ans

Marie, 58 ans, célibataire, a ouvert son contrat en mars 2018, entièrement en unités de compte. Elle y a versé 60 000 € ; il vaut aujourd'hui 75 000 €, soit 15 000 € de gains (20 % du contrat). Elle retire 25 000 € pour aider sa fille à acheter un logement.

Étape 1 — La part de gains

  • Gains du retrait : 25 000 × 15 000 / 75 000 = 5 000 €.
  • Versements remboursés : 25 000 − 5 000 = 20 000 €, non imposés.

Étape 2 — L'impôt, selon l'ancienneté du contrat

Si le contrat avait moins de 8 ansContrat de plus de 8 ans (sa situation)
Impôt sur le revenu5 000 × 12,8 % = 640 €(5 000 − 4 600) × 7,5 % = 30 €
Prélèvements sociaux5 000 × 17,2 % = 860 €5 000 × 17,2 % = 860 €
Total1 500 €890 €

Étape 3 — Le calendrier (contrat de plus de 8 ans)

  • Au retrait, l'assureur retient 375 € d'acompte (5 000 × 7,5 %, sans abattement) et 860 € de prélèvements sociaux : Marie reçoit 23 765 €.
  • L'année suivante, après déclaration, son impôt définitif est de 30 € : 345 € lui sont remboursés.

Et si Marie était mariée ou pacsée ? L'abattement de 9 200 € couvrirait les 5 000 € de gains : aucun impôt sur le revenu, les 375 € d'acompte seraient entièrement remboursés. Seuls les 860 € de prélèvements sociaux resteraient dus.

Et si son contrat était sur le fonds en euros ? Les prélèvements sociaux ayant été prélevés chaque année sur les intérêts, il ne resterait au moment du retrait que l'impôt sur le revenu : 375 € d'acompte retenus au retrait, pour un impôt définitif de 30 €.

Exemple simplifié : aucun autre retrait dans l'année, versements inférieurs à 150 000 €, pas de dispense d'acompte.

Exemple 2 — Des retraits réguliers sans impôt sur le revenu

Marie, désormais à la retraite, souhaite compléter ses revenus chaque année. Son contrat a plus de 8 ans et contient toujours 20 % de gains.

  • Montant maximal à retirer dans l'année sans impôt sur le revenu : 4 600 / 20 % = 23 000 €, soit environ 1 900 € par mois.
  • Pour un couple marié ou pacsé : 9 200 / 20 % = 46 000 € par an.
  • Les prélèvements sociaux restent dus sur la part de gains en unités de compte : sur 23 000 € retirés, 4 600 € × 17,2 % ≈ 790 €.
  • Sauf dispense (3.6), l'assureur retient tout de même au fil des retraits un acompte de 7,5 % sur les gains, soit 4 600 × 7,5 % = 345 € sur l'année, remboursés après la déclaration de revenus.

Ce calcul est à refaire chaque année : à mesure que le contrat produit des gains et que les versements sont remboursés, la proportion de gains augmente, et le montant retirable sans impôt sur le revenu diminue.

Chiffres hypothétiques, avant prise en compte des autres retraits et des autres contrats du foyer.

À retenir

  1. Un retrait est taxé sur sa seule part de gains, calculée au prorata de la composition du contrat au jour du retrait.
  2. Après 8 ans (comptés depuis l'ouverture du contrat), l'abattement annuel de 4 600 € / 9 200 € puis le taux de 7,5 % rendent l'impôt sur le revenu modéré, voire nul ; les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus, chaque année sur le fonds en euros, au retrait sur les unités de compte.
  3. L'acompte prélevé par l'assureur n'est pas l'impôt définitif : il est régularisé l'année suivante, et l'excédent est remboursé.

Les pièges à éviter

  • Confondre le montant retiré et le montant imposé : seule la part de gains compte.
  • S'inquiéter de l'acompte retenu par l'assureur sur un contrat de plus de 8 ans : il est remboursé, totalement ou en partie, après la déclaration.
  • Oublier de vérifier sa déclaration de revenus l'année suivant un retrait.
  • Penser que l'abattement vaut par contrat : il vaut par foyer et par an, tous contrats confondus.
  • Laisser passer l'abattement chaque année sans l'utiliser alors qu'un besoin d'argent est prévisible : il ne se reporte pas.
  • Opter pour le barème sans simulation : l'option vaut pour tous les revenus de placement de l'année.
  • Clôturer un contrat ancien au lieu de faire un rachat partiel, ou pour le remplacer par un contrat chez un autre assureur.
  • Retirer sur un coup de tête un contrat de 7 ans et demi : attendre quelques mois peut faire baisser nettement l'impôt.

Ce que vous pouvez faire maintenant : avant un retrait important, calculer l'impôt avec l'arbre fiscal, en tenant compte de l'abattement déjà utilisé cette année par votre foyer.

Pour aller plus loin

Faisons le point sur votre situation

Vous envisagez un retrait, ou souhaitez compléter vos revenus à partir de votre assurance vie ? Le cabinet CADRENS calcule la part de gains de vos contrats, identifie le contrat et le calendrier de retrait les moins coûteux, et vous aide à organiser vos retraits en tenant compte de l'abattement annuel et de vos autres revenus. Nous répondons aussi à vos questions.

Demander un entretien découverte ou thibaut@cadrens.com

Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Informations à jour au 17/10/2026.

Sources