Le crédit à la consommation et le regroupement de crédits
Je cumule plusieurs crédits : que faire ?
Version Découverte · l'essentiel
La question
« Je cumule plusieurs crédits : que faire ? »
En une phrase
Regrouper ses crédits en un seul peut baisser la mensualité, mais en allongeant la durée cela augmente presque toujours le coût total : avant de signer, comparez ce que vous paierez en tout [1] [2].
Comment ça marche
Quatre grands types de crédits.
- Le prêt personnel : une somme fixe, remboursée par mensualités, que vous utilisez librement. C'est « la forme la plus simple de crédit » [2].
- Le crédit affecté : il finance un achat précis (une voiture, par exemple) ; si la banque refuse le crédit, l'achat est annulé [2].
- Le crédit renouvelable : une réserve d'argent qui se reconstitue au fil des remboursements. Ses taux sont souvent plus élevés, et ses mécanismes appellent la prudence : l'argent redevient disponible à mesure qu'on rembourse, les petites mensualités font durer le crédit, et on peut s'en servir pour des dépenses courantes sans s'en rendre compte [2].
- La location avec option d'achat (LOA) : vous louez un bien, puis vous pouvez l'acheter au prix prévu au contrat [2].
Vos protections. Après signature, vous avez 14 jours pour renoncer [1] [3]. Le prêteur ne peut pas dépasser un taux maximal, le taux d'usure [1] [4].
Le regroupement de crédits. Un nouvel emprunt rembourse vos crédits en cours : vous n'avez plus qu'une mensualité. Mais si la durée s'allonge, « le coût total de votre crédit va s'accroître » [5].
Un exemple
Sarah a trois crédits en cours pour 590 € par mois : une voiture (280 €, 20 mois restants), des travaux (190 €, 30 mois) et un crédit renouvelable (120 €, 30 mois), soit 13 500 € de capital restant dû. On lui propose un seul prêt de 13 500 € à 330 € par mois sur 48 mois, avec 400 € de frais de dossier.
| Avant | Après le regroupement | |
|---|---|---|
| Capital restant dû | 13 500 € | 13 500 € empruntés |
| Durée restante | 30 mois au plus | 48 mois |
| Mensualité | 590 € | 330 € |
| Ce qu'il reste à payer en intérêts et frais | ≈ 1 400 € | ≈ 2 740 € |
Sa mensualité baisse de 260 € : c'est un soulagement. Mais elle paiera environ 1 340 € de plus au total, et elle restera endettée plus longtemps.
Exemple fictif et simplifié : le détail du calcul figure dans la version Approfondie.
À retenir
- Une mensualité plus basse n'est pas une économie : regardez le coût total.
- 14 jours pour renoncer après la signature d'un crédit à la consommation.
- Le crédit renouvelable demande une vigilance particulière : taux souvent élevés, réserve qui se reconstitue, durée qui s'allonge si l'on ne fait que de petits remboursements.
Les pièges à éviter
- Rembourser un crédit avec un autre sans avoir regardé le budget (voir fiche « Faire un budget et épargner chaque mois »).
- Ne regarder que la mensualité et pas le TAEG ni le coût total.
- Une assurance pré-cochée ajoutée au contrat sans que vous l'ayez demandée [2].
- Se taire quand les retards commencent : mieux vaut contacter vos prêteurs tôt.
Méfiez-vous des offres payantes qui promettent de « régler » vos dettes (fiche « Repérer les arnaques financières »).
Ce que vous pouvez faire maintenant : noter pour chaque crédit : mensualité, nombre de mois restants et capital restant dû. Ce sont les trois chiffres pour comparer une offre de regroupement.
Pour aller plus loin
- Version Approfondie : types de crédit, taux d'usure, vos droits, méthode de comparaison d'un regroupement, surendettement.
- Fiches liées : Faire un budget et épargner chaque mois · Comprendre sa banque et ses frais
Et pour vous, concrètement ?
Plusieurs crédits, une mensualité qui pèse : chaque situation est différente. Vous voulez y voir plus clair sur votre budget et sur les solutions possibles ? Le cabinet CADRENS vous reçoit pour un entretien découverte.
Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Informations à jour au 19/10/2026.
Sources
- [1] Ministère de l'Économie, « Tout savoir sur le crédit à la consommation » (20/11/2025) — economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/emprunter-et-sassurer/tout-savoir-sur-le-credit-la-consommation
- [2] DGCCRF, « Crédit à la consommation : quelle formule choisir pour vos besoins ? » (07/10/2026) — economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/credit-la-consommation-quelle-formule-choisir-pour-vos-besoins
- [3] Service-public.gouv.fr, « Crédit à la consommation : règles du contrat » (fiche F2451, vérifiée le 07/08/2024) — service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2451
- [4] Banque de France, « Taux d'usure – 2026-Q4 » — banque-france.fr/fr/statistiques/taux-et-cours/taux-dusure-2026-q4
- [5] La finance pour tous, « Regroupement de crédits » — lafinancepourtous.com/pratique/credit/renegociation-de-credit/regroupement-de-credits/
- [6] Service-public.gouv.fr, actualité A18451 sur la réforme du crédit à la consommation applicable au 20/11/2026 — service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18451
- [7] Banque de France, « Foire aux questions dossier de surendettement » — banque-france.fr/fr/foire-aux-questions-dossier-de-surendettement
- [8] Ministère des Solidarités, « Point conseil budget (PCB) » — solidarites.gouv.fr/point-conseil-budget-pcb
- Numérotation commune aux deux versions : la liste complète figure en bas de la version Approfondie.
Version Approfondie · pour aller plus loin
La question
« Je cumule plusieurs crédits : que faire ? » Et surtout : quels sont les types de crédits, quel est leur coût réel, quels droits avez-vous, quand le regroupement est-il intéressant et que faire en cas de difficulté durable.
En une phrase
Face à plusieurs crédits, le bon réflexe est de comparer le coût total de chaque solution (garder, renégocier, regrouper), en connaissant vos droits (rétractation, plafond du taux d'usure) et les recours si les difficultés deviennent durables (surendettement) [1] [2] [5] [7].
Comment ça marche
3.1 Les familles de crédits
Jusqu'au 19 novembre 2026, le crédit à la consommation porte sur un montant compris entre 200 € et 75 000 € [1].
| Type | Principe | Points d'attention |
|---|---|---|
| Prêt personnel | Somme fixe, remboursée par échéances (en général mensuelles), emploi libre | « La forme la plus simple de crédit » ; interdit pour de l'immobilier [2] |
| Crédit affecté | Finance un contrat précis (voiture, équipement) | Le contrat principal est annulé si le crédit est refusé ; taux fixe, durée supérieure à trois mois [1] [2] |
| Crédit renouvelable | Réserve d'argent qui se reconstitue à mesure des remboursements | Taux variable, souvent plus élevé ; durée maximale de 36 mois sous 3 000 €, 60 mois au-delà ; au-delà de 1 000 €, le prêteur doit proposer un crédit amortissable [1] [2] |
| Location avec option d'achat (LOA) | Le bien reste la propriété du loueur pendant le contrat ; achat possible en fin de contrat | Durée généralement de 24 à 72 mois [1] [2] |
| Microcrédit personnel | Petits montants pour des projets personnels | Entre 300 € et 8 000 €, taux généralement entre 1,5 % et 4 % [1] |
Un piège de vocabulaire. Certains crédits renouvelables sont présentés comme des possibilités de « paiement en plusieurs fois » [2]. Lisez le contrat : ce qui compte est le type de crédit, pas le nom commercial.
3.2 Le coût d'un crédit : TAEG et taux d'usure
- Le coût dépend du taux d'intérêt, du nombre et du montant des échéances, et des frais éventuels [2].
- Le TAEG (taux annuel effectif global) « est la représentation du coût du crédit sous forme de pourcentage » : il sert à comparer les offres, avec le coût total [2]. Il comprend le taux de base, les frais et commissions (frais de dossier), l'assurance et les garanties obligatoires [4].
- Un exemple de la DGCCRF : un crédit de 2 000 € à 12 % par an, remboursé en 36 mois, coûte 66,43 € par mois [2].
- Le taux d'usure est le taux maximal que les établissements peuvent pratiquer. La Banque de France le fixe chaque trimestre : il correspond aux taux effectifs moyens du trimestre précédent, augmentés d'un tiers [4]. Un prêt dont le TAEG dépasse ce plafond est usuraire ; l'usure est un délit [4].
Taux d'usure applicables à partir du 1er octobre 2026 (crédits à la consommation) [4]
| Montant du crédit | Taux d'usure |
|---|---|
| Jusqu'à 3 000 € | 23,60 % |
| De plus de 3 000 € à 6 000 € | 15,76 % |
| Plus de 6 000 € | 8,56 % |
Ces seuils sont révisés chaque trimestre. Ils ne disent pas ce que votre banque pratique : ils fixent seulement un plafond.
3.3 Vos droits avant, pendant et après la signature
- Une offre écrite, remise gratuitement, que vous renvoyez datée et signée [3]. Le TAEG et le montant total dû doivent y figurer [3].
- Une vérification de votre solvabilité : le prêteur doit vérifier votre capacité à rembourser et peut consulter le fichier des incidents de remboursement des crédits de la Banque de France [3].
- Un droit de rétractation de 14 jours calendaires à compter de la signature (par exemple, un contrat signé le 14 janvier peut être rétracté jusqu'au soir du 27 janvier) ; aucun paiement ne peut être réclamé pendant ce délai ; les fonds ne peuvent pas être mis à votre disposition pendant les 7 premiers jours. Pour un crédit affecté dont la prestation est immédiate, le délai peut être ramené à trois jours minimum [1] [2] [3].
- Un remboursement anticipé possible : une indemnité n'est prévue que pour un remboursement supérieur à 10 000 € sur douze mois ; elle est plafonnée à 0,5 % du crédit si le contrat se termine dans moins d'un an, à 1 % au-delà, et ne peut excéder les intérêts restant à courir [3]. Aucune indemnité n'est due pendant une période où le taux n'est pas fixe [9]. Les contrats signés avant le 20 novembre 2026 restent soumis à ces règles, que la réforme ne modifie pas [9].
- Une assurance facultative : une case peut être pré-cochée par défaut ; vérifiez le contrat [2].
3.4 Quand les difficultés commencent
- En cas de retard, le prêteur peut réclamer une indemnité de 8 % des échéances échues impayées ; lorsque les impayés atteignent l'équivalent de deux mensualités, il doit informer la Banque de France, ce qui peut conduire à une inscription au FICP [2].
- Les solutions amiables que les prêteurs peuvent proposer : allonger la durée, suspendre temporairement les remboursements, modifier le taux, établir un nouvel échéancier, voire abandonner une partie de la dette [2].
- Le juge peut accorder des délais, avec une suspension des mensualités pouvant aller jusqu'à deux ans [1] [2].
- Un accompagnement gratuit est possible auprès d'un Point conseil budget, labellisé par l'État : diagnostic du budget, aide aux démarches, médiation avec les créanciers [8].
- Si la situation est durable, un dossier de surendettement peut être déposé (voir 3.6).
3.5 Le regroupement de crédits
Principe. Un nouvel emprunt rembourse un ou plusieurs crédits (consommation, immobilier, parfois d'autres dettes) : il n'y a plus qu'une mensualité. On parle aussi de « rachat de crédits » ; La finance pour tous y voit « une solution à utiliser avec prudence » [5].
Quelles règles s'appliquent ? [5]
- Si les crédits immobiliers représentent plus de 60 % de l'ensemble des prêts regroupés, la nouvelle opération suit les règles du crédit immobilier : offre envoyée par courrier, délai de réflexion de 10 jours incompressible avant d'accepter.
- Sinon, ce sont les règles du crédit à la consommation : 14 jours de rétractation après la signature.
Ce que vous gagnez, ce que vous payez.
- Mensualité plus basse (parfois), taux plus bas si les conditions de marché le permettent, ou mensualité plus haute pour raccourcir la durée (cas rare) [5].
- Le danger principal : l'allongement de la durée, qui accroît le coût total du crédit [5].
- Frais à surveiller : indemnités de remboursement anticipé, frais de mainlevée sur les garanties, nouvelle assurance décès-invalidité, et frais de dossier du nouveau prêt [5].
- Un repère de prudence : après l'opération, le taux d'endettement ne devrait pas dépasser environ le tiers de vos revenus [5].
Ce que le prêteur doit vous remettre. Depuis 2013, il doit indiquer si l'opération allonge la durée et/ou augmente le coût total ; il doit fournir un tableau comparatif de vos crédits actuels et du crédit proposé, avec en bas le gain ou le surcoût de l'opération [5]. Si le prêteur n'a pas de justificatifs, ce tableau repose seulement sur vos déclarations et il doit alors vous avertir des difficultés possibles [5].
La méthode de comparaison [5] :
- A : pour chaque ancien crédit, multipliez la mensualité par le nombre de mois restants, puis retirez le capital restant dû ; additionnez les résultats.
- B : multipliez la nouvelle mensualité par le nombre de mois, retirez la somme prêtée, puis ajoutez les frais d'opération.
- Si B < A, le regroupement est financièrement intéressant. La finance pour tous précise que c'est rarement le cas, car l'allongement de la durée augmente presque toujours les intérêts.
3.6 Le surendettement
- Pour qui ? Pour les particuliers qui, malgré leurs efforts, n'arrivent plus à faire face à leurs dettes, et qui sont de bonne foi (ils ne se sont pas surendettés volontairement) [7].
- Comment ? Dépôt d'un dossier auprès de la commission de surendettement du département (Banque de France) ; la procédure est gratuite [7].
- Après le dépôt : la Banque de France adresse une attestation de dépôt sous 48 heures ; l'inscription au FICP est générée au même moment [7].
- Si le dossier est recevable : les intérêts des emprunts cessent de courir, les saisies sont suspendues, aucun frais de rejet de prélèvement ne peut être facturé ; vous continuez à payer loyer et factures courantes [7].
- Durée du traitement : en général de 4 à 6 mois ; les mesures imposées par la commission ne peuvent pas dépasser 7 ans [7].
- Rétablissement personnel : si aucune solution de remboursement n'existe, il permet l'effacement des dettes, avec ou sans liquidation judiciaire selon les biens [7].
- FICP : l'inscription dure jusqu'à 7 ans au plus ; elle est effacée au bout de 5 ans si le plan est respecté sans incident, et dure 5 ans après un rétablissement personnel. Elle « ne constitue pas légalement une interdiction de crédit » [7].
3.7 Ce qui change le 20 novembre 2026
À partir de cette date, les montants, délais et indemnités cités dans cette fiche (14 jours, 10 000 €, 0,5 % et 1 %, 8 %) seront à revérifier.
Deux exemples
Exemple 1 — Faut-il regrouper ?
Sarah, 38 ans, gagne 2 400 € net par mois et a trois crédits en cours.
| Crédit | Mensualité | Mois restants | Capital restant dû | Total restant à payer | Intérêts restants |
|---|---|---|---|---|---|
| Voiture (affecté) | 280 € | 20 | 5 200 € | 5 600 € | 400 € |
| Travaux (prêt personnel) | 190 € | 30 | 5 300 € | 5 700 € | 400 € |
| Renouvelable | 120 € | 30 | 3 000 € | 3 600 € | 600 € |
| Total | 590 € | 13 500 € | 14 900 € | 1 400 € (A) |
Elle reçoit une offre de regroupement : 13 500 € empruntés, 330 € par mois pendant 48 mois, et 400 € de frais de dossier.
| Calcul de B | Montant |
|---|---|
| 330 € × 48 mois | 15 840 € |
| – somme prêtée | – 13 500 € |
| + frais de dossier | + 400 € |
| B (coût de l'opération) | 2 740 € |
Résultat : B (2 740 €) est supérieur à A (1 400 €). Sa mensualité baisse de 260 € (590 € → 330 €), mais elle paie 1 340 € de plus au total, et elle reste endettée 18 mois de plus que son crédit le plus long (30 mois restants). Son taux d'endettement passe de 590 / 2 400 = 24,6 % à 330 / 2 400 = 13,8 %.
Ce qu'elle décide : elle demande à ses prêteurs si un échéancier plus souple est possible sur le renouvelable, et elle garde le regroupement comme solution de secours si son budget venait à se tendre.
Exemple fictif et simplifié : les intérêts restants sont donnés et non calculés à partir d'un taux ; frais de remboursement anticipé et nouvelle assurance non pris en compte.
Exemple 2 — Des retards qui s'installent
Marc, 45 ans, a un crédit renouvelable utilisé en permanence. Il manque deux échéances de suite.
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| 1 | Les impayés atteignent l'équivalent de deux mensualités : le prêteur informe la Banque de France, qui peut l'inscrire au FICP [2]. |
| 2 | Marc contacte son prêteur : allongement de la durée, suspension temporaire ou nouvel échéancier peuvent être proposés [2]. |
| 3 | Si la situation reste durable, il dépose un dossier auprès de la commission de surendettement du département : la procédure est gratuite et, si le dossier est recevable, les saisies sont suspendues [7]. |
| 4 | La commission recherche un plan avec ses créanciers ou impose des mesures de 7 ans au maximum [7]. |
Ce qu'il retient : agir tôt laisse plus de solutions ; l'inscription au FICP n'est pas une interdiction de crédit mais elle complique l'accès à de nouveaux prêts.
Exemple fictif et simplifié.
À retenir
- Comparer A et B : le coût total d'un regroupement, pas la seule mensualité.
- Le TAEG compare les offres ; le taux d'usure n'est qu'un plafond.
- 14 jours pour renoncer à un crédit à la consommation ; 10 jours de réflexion si le regroupement est surtout immobilier.
- Agir tôt face aux retards : solutions amiables, puis surendettement si la situation est durable.
- Le 20 novembre 2026, le champ du crédit à la consommation s'élargit.
Les pièges à éviter
- Le crédit renouvelable utilisé comme un revenu de complément.
- Regrouper pour « respirer » sans mesurer l'allongement de la durée et le surcoût.
- Se laisser séduire par une publicité de rachat de crédits promettant une économie sans la chiffrer [5].
- Ne pas lire les assurances ni les frais de dossier du nouveau prêt.
- Cacher sa situation : en surendettement, une fausse déclaration ou une dissimulation entraîne le rejet du dossier [7].
- Croire que le FICP interdit tout crédit : ce n'est pas une interdiction légale, mais l'accès au crédit devient difficile.
- Payer un intermédiaire qui promet d'effacer vos dettes : le dépôt d'un dossier de surendettement est gratuit, et les Points conseil budget aussi.
Ce que vous pouvez faire maintenant : calculer A et B selon la méthode de la section 3.5 avant d'accepter une offre de regroupement, et contacter un Point conseil budget si les retards commencent.
Pour aller plus loin
- Fiches liées : Faire un budget et épargner chaque mois · Comprendre sa banque et ses frais · Repérer les arnaques financières · L'épargne de précaution
Faisons le point sur votre situation
Le cabinet CADRENS vous aide à regarder l'ensemble de vos engagements, à chiffrer les options (garder, renégocier, regrouper) et à retrouver de la marge dans votre budget. Nous répondons aussi à vos questions.
Information à caractère pédagogique et promotionnel, qui ne constitue pas un conseil personnalisé. Les dispositifs évoqués dépendent de la situation de chacun et de la réglementation en vigueur, susceptible d'évoluer. Informations à jour au 19/10/2026.
Sources
- [1] Ministère de l'Économie, « Tout savoir sur le crédit à la consommation » (20/11/2025) — economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/emprunter-et-sassurer/tout-savoir-sur-le-credit-la-consommation
- [2] DGCCRF, « Crédit à la consommation : quelle formule choisir pour vos besoins ? » (07/10/2026) — economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/credit-la-consommation-quelle-formule-choisir-pour-vos-besoins
- [3] Service-public.gouv.fr, « Crédit à la consommation : règles du contrat » (fiche F2451, vérifiée le 07/08/2024) — service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2451
- [4] Banque de France, « Taux d'usure – 2026-Q4 » (mise en ligne le 28/09/2026) ; Ministère de l'Économie, « Prêt : ce qu'il faut savoir sur le taux d'usure » — banque-france.fr/fr/statistiques/taux-et-cours/taux-dusure-2026-q4 ; economie.gouv.fr/particuliers/gerer-mon-argent/emprunter-et-sassurer/pret-ce-quil-faut-savoir-sur-le-taux-dusure
- [5] La finance pour tous, « Regroupement de crédits » — lafinancepourtous.com/pratique/credit/renegociation-de-credit/regroupement-de-credits/
- [6] Service-public.gouv.fr, actualité A18451 sur la réforme du crédit à la consommation applicable au 20/11/2026 — service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18451
- [7] Banque de France, « Foire aux questions dossier de surendettement » et « Détail de la procédure de surendettement » — banque-france.fr/fr/foire-aux-questions-dossier-de-surendettement ; banque-france.fr/fr/detail-de-la-procedure-de-surendettement
- [8] Ministère des Solidarités, « Point conseil budget (PCB) » — solidarites.gouv.fr/point-conseil-budget-pcb
- [9] Légifrance, code de la consommation, art. L312-34 (version en vigueur et version au 20/11/2026) et D312-15 ; ordonnance n° 2025-880 du 03/09/2025, art. 36 et 99 — legifrance.gouv.fr